Je, moi, mon, mien…ego. Il ne supporte rien et le lieu de sa dénonciation, c’est encore lui. J’étale des mots: ceci, cela… Le peu d’enthousiasme, je peux l’écrire. Je me questionne si j’ai quelque chose à dire sur cette page. Etrangement, je m’en fous, j’ai plaisir à écrire, c’est simple, au moins, c’est ça de gagner.
Rencontrer la peur. Avaler une entité autre que soi, douée d’un haut potentiel d’intelligence et d’incontrôlabilité.
Trop tard, impossible de revenir en arrière. Dealer avec l’impuissance et être ramenée à l’endroit de la faille. La blessure de la confiance. Jusqu’où je place la confiance que l’autre ne me veut pas du mal? La peur entre en jeu. Réveil cellulaire du danger.
L’enfant place sa confiance, mouvement naturel. Il est trahi, abusé. Refuge possible, dans l’imaginaire. L’entité me plonge direct dans la faille. Faire face à ça, le redouté.
Je renoue avec la blessure de ma soeur. Sa blessure vient de la mère qui n’a pas protégé, qui elle-même ne l’a pas été. Retour à l’originel de la blessure humaine.
Sur la crête, je perçois l’abîme de la peur. L’autre versant est la détente. Le lieu de la confiance.
J’ai pu m’y tenir un certain laps de temps.
Le choix: supporter cet endroit 50/50 ou pas. L’horreur abyssale et la contemplation émerveillée. Renoncement. Le démon de la frustration est sorti de moi. Il y a eu la vision du diamant. La gratitude, l’espace du coeur a été révélé.